COOPERATION INTERNATIONALE

L’OMAOC a tissé, avec succès, des liens d’étroite collaboration avec un large éventail de partenaires extérieurs. Au nombre des principales organisations partenaires figurent : l’Union Européenne, l’Agence Canadienne pour le Développement Industriel (ACDI), le Fonds d’Aide et de Coopération (FAC/France), l’Administration Générale de Coopération au Développement (Belgique), le Gouvernement d’Islande et l’Agence Coréenne de Coopération Internationale (KOICA). L’OMAOC s’est également attelée à soutenir l’exécution et la poursuite de certains projets de développement, même après l’arrivée à terme des financements extérieurs, en améliorant la manière d’organiser et de financer leur planification et exécution.

Des exemples de méthodes d’organisation et de financement, de planification et d’exécution de récents projets de coopération technique et d’organisation internationales partenaires sont, entre autres :
-  La libéralisation/privatisation des services de transport maritime, la restructuration des conseils des chargeurs en vue de les organiser davantage vers la fourniture de services, la participation du secteur privé aux opérations portuaires. 

La Banque Mondiale, dans le cadre du Programme de Politique des Transports en Afrique Sub-saharienne.
-  L’efficacité des Académies maritimes, la sécurité maritime et la protection de l’environnement, les procédures de mise en œuvre du Contrôle de l’Etat du Pavillon par l’Etat du Port, la facilitation du transport maritime.Organisation Maritime Internationale (OMI)

- Un Système d’Informations de pointe sur les Marchandises (SIAM), l’Informatisation des Procédures Douanières (ASYCUDA) et les réseaux de transport multimodal. Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement  (CNUCED)

- La promotion des investissements dans le domaine des prestations de cabotage et de ports. Commission Economique pour l’Afrique (CEA) et Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)

- La mise en œuvre du Programme d’Action d’Almaty sur le transport de transit fixant les besoins spécifiques des pays en développement sans littoral. - Bureau du Haut Représentant des Nations Unies pour les pays les moins développés; 

- Bureau des Nations Unies pour les pays en développement sans littoral et les petites îles/Etats en développement;-  La promotion de la Charte Maritime Africaine qui offre un cadre pour la réalisation des objectifs maritimes contenus dans le projet de création d’une Communauté Maritime africaine. Union Africaine (UA)

 

POLITIQUES ET PERSPECTIVES

De la politique maritime protectionniste internationale des années 70 et 80, l’OMAOC est passée, dans les années 90, à une politique maritime de libéralisation du commerce et des services.
Ce changement de politique est survenu avec la signature, par les Etats membres, de l’Accord GATT/OMC et surtout l’Accord sur le Commerce des Services (GATS). Des stratégies ont été adoptées qui visent à renforcer les capacités nationales des Etats membres, à accroître leur efficacité et leur compétitivité, afin qu'’ils tirent profit de la libéralisation de l’accès aux marchés. L’OMAOC a également adopté des programmes pour la mise en œuvre de politiques de sécurité de la navigation et de protection de l’environnement.
L’OMAOC met l’accent sur les actions suivantes :

  • Encourager la participation du secteur privé à l’exploitation des navires, notamment au cabotage, grâce à l’acquisition/affrètement de navires et au renforcement de la coopération entre les opérateurs régionaux et les compagnies maritimes étrangères opérant dans la sous-région;
  • Développer des réseaux de cabotage et mettre en place d’autres réseaux en vue de relier les ports de collecte aux ports de distribution; développer un système de transport multimodal efficace pour la sous-région;
  • Promouvoir le développement des ports et la facilitation, avec pour préoccupation essentielle la mise en place d’une rotation continue et rentable des navires, y compris la création de quais spéciaux et de conditions particulières aux pays sans littoral;
  • Renforcer la capacité des conseils des chargeurs à protéger et représenter efficacement les utilisateurs de l’industrie des transports maritimes;
  • Renforcer les Académies maritimes régionales d’Abidjan et d’Accra, ainsi que l’Académie nigériane d’Oron afin qu'elles assurent la formation à tous les niveaux de l’industrie maritime, halieutique et pétrolière;
  • Mettre en place des observatoires nationaux de transport qui seront coordonnés par un observatoire régional, basé au Secrétariat Permanent de l’Organisation, afin de disposer au niveau de la sous-région d’une base de données informatisées, à jour et identique;

Promouvoir la sécurité maritime et la protection de l’environnement par l’élaboration de plans d’urgence efficaces pour la prévention et la lutte contre la pollution; renforcer l’efficacité des administrations maritimes et mettre en œuvre des mesures de Contrôle de l’Etat du Pavillon et de Contrôle des Navires par l’Etat du Port.